Le Club de lecture TD s’installe dans la région de Coaticook

Lors de mon arrivée dans la région de Coaticook j’ai eu la chance de constater que les enfants peuvent eux aussi participer à des activités culturelles et ainsi élargir leur horizon. J’ai rapidement remarqué que la ville, et même l’ensemble de la région, mettait mille et un efforts afin de les stimuler. Une des meilleures techniques ? La lecture !

Je suis moi-même partie à la découverte des activités littéraires pour enfants que la ville organisait. Récemment, j’ai assisté à une activité du Club de lecture TD animée par Rachel Rouleau, animatrice de conte pour enfants. Je n’ai pas eu d’autres choix que de constater l’émerveillement des jeunes pour Rachel et son histoire. Ils sont tous entrés dans l’univers qu’elle a créé en racontant le récit de l’astronaute Neil Armstrong. Elle a même recréé une petite fusée afin d’impressionner les enfants. Je suis retournée faire un saut dans mon enfance pour le temps d’un avant-midi.

De plus, chaque semaine, une activité littéraire pour tout-petits ( 0 à 5 ans) est organisée par des bénévoles d’ici : Les Contes de la Fontaine. Trois municipalités accueillent cette activité estivale tous selon leur propre horaire. Pour connaitre tous les détails, suivez leur page Facebook.

Conte de la Fontaine à Coaticook  : Tous les vendredis, 16h au Parc Laurence

Conte de la Fontaine à Compton : Tous les jeudis, 17h au Parc Lion

Conte de la Fontaine à Waterville : Activité terminée pour la saison 2017

Waterville et son piano public

Le 3 août dernier avait lieu l’inauguration du piano public de Waterville. L’activité prit l’allure d’une fanfare improvisée et animée par une percussionniste professionnelle. Tous ont pu jouer de plusieurs instruments originaux. Le but de cette activité était de faire découvrir le nouvel attrait à la population et surtout de montrer aux gens que tout le monde peut faire de la musique.

La ville s’est dotée d’un piano public qui est désormais installé dans le Parc des ainés, derrière l’Hôtel de ville. Le piano est mis à la disposition de tous : débutants comme professionnels. Il vous suffit de trouver ce piano et y jouer quelques notes, comme bon vous semble.

 

Erika Aubin

Janick Ericksen : artiste en résidence à Coaticook

Lors d’un de mes mandats, j’ai eu la chance de découvrir un magnifique projet né au cœur de la ville de Coaticook : artiste en résidence. Actuellement, c’est l’artiste peintre Janick Ericksen qui occupe la résidence d’artiste. Venez découvrir ce qu’elle promet de transmettre à la belle région.

Depuis plusieurs années déjà, la ville de Coaticook a mis sur pied le projet artiste en résidence. Cela offre la chance à un artiste de travailler dans l’atelier que la ville a prévu à cet effet. L’endroit est aussi doté de modestes accommodations afin d’héberger les artistes qui viennent dans la région. Déjà plus d’une trentaine d’artistes ont pu participer à ce magnifique projet.

À ce moment-ci, c’est au tour de Janick Ericksen, artiste peintre originaire d’Outaouais, de participer au projet. Elle s’inspire du sublime des paysages estriens pour transmettre une émotion à ses œuvres. Elle amène l’observateur à ressentir l’atmosphère qui se dégage des couleurs et des formes de ses œuvres. J’ai eu la chance de rencontrer cette dame et de constater qu’elle s’est imprégnée de la région afin de faire profiter la population de son art.

En plus de produire toutes sortes de chefs-d’œuvre, madame Ericksen a une mission bien précise à exécuter lors de son passage dans la région : elle doit léguer une œuvre à la ville. L’artiste peintre a décidé d’y aller dans l’originalité. Pour ce faire, elle a installé une toile à la bibliothèque municipale et elle demande à tous ceux qui le veulent de laisser une trace selon leur inspiration sur ladite toile. Les gens peuvent écrire ou encore dessiner sur la toile, c’est à la discrétion de tous. Ensuite, elle produira une peinture en s’inspirant de ce qu’elle recueillera.

Vous pouvez visiter son atelier, qui se trouve au 3e étage du bâtiment qui héberge la bibliothèque municipale. Elle se fera un plaisir de vous accueillir et de vous partager sa passion pour l’art.

L’artiste organise présentement une activité, 50 nuances de verts, les 19 et 20 août au Musée Beaulne et le lendemain dans un jardin de Compton.

Le vernissage clôturant la fin de sa résidence aura lieu le 28 septembre. Une activité qui en voudra assurément le déplacement.

Tous les détails de ces activités se trouvent sur sa page Facebook : Janick Ericksen artiste.

Église St. James The Less, un des emblèmes de Compton

© Conseil du patrimoine religieux du Québec
© Conseil du patrimoine religieux du Québec

L’Église St James est à l’histoire de Compton, ce qu’est la cathédrale Notre-Dame à l’histoire de Paris. Tous deux sont des éléments patrimoniaux indissociables à la culture locale et nécessaires à la commémoration des traditions régionales.

Dans cette municipalité, aujourd’hui majoritairement francophone, on oublie trop facilement que c’est par une communauté anglicane que Compton fut fondée. En effet, ce sont d’abord les anglophones qui colonisent la région. Puis, qui lui donneront l’essor économique attirant les familles francophones qui y résident maintenant.

Cette marque du temps est un « souvenir du progrès de [la région]. L’avenir est un grand vide et le présent, une réalité fugace qui glisse immédiatement dans le passé. Notre patrimoine est tout ce que nous savons de nous-mêmes ; ce que nous en préservons en est la seule marque. [… Sa] conservation est un engagement non pas envers le passé, mais envers l’avenir. » L’Église St. James est une des dernières traces des premières années de Compton, un des derniers emblèmes qui permettra aux nouvelles et aux futures générations de connaitre les pionniers qui les ont précédées. Les hommes et les femmes qui ont, chacun à leur façon, formé le monde dans lequel ils vivent aujourd’hui et vivront demain.

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La tournée des cimetières de Coaticook

La Ville de Coaticook est fière de dévoiler une toute nouvelle attraction touristique mettant en valeur son patrimoine religieux : Paroles d’Outre-temps. Cette tournée des cimetières coaticookois comporte un circuit traditionnel, avec des panneaux d’interprétation et un dépliant, et offre également une expérience rehaussée sur technologie numérique grâce à un audioguide, accompagné de photos et de documents d’archives. Cette visite multimédia mène à la découverte de dix cimetières où des personnages racontent l’histoire de chaque cimetière ainsi que celle de quelques personnes qui y sont inhumées. L’audioguide Paroles d’Outre-temps est disponible sans frais via l’application BaladoDécouverte, elle aussi gratuite sur Google Play (Android) et l’App Store (Apple).

Il est possible de télécharger préalablement le contenu, chez soi, et d’y accéder ensuite, sur le terrain, sans connexion Internet. Une version anglaise, Voices from Another Time, est également disponible. Parmi les dix cimetières, plusieurs étaient naguère à l’abandon ou presque. Après des efforts et des investissements afin de restaurer plusieurs des stèles funéraires et de rendre les lieux accessibles, ces cimetières sont maintenant revitalisés et dignes d’accueillir les visiteurs. Ce projet fut financé conjointement par la Ville de Coaticook et le ministère de la Culture et des Communications, avec le soutien de Pacte rural 2007-2014 ainsi que du Fonds Neil & Louise Tillotson de la New Hampshire Charitable Foundation.

Survol historique religieux de la région de Coaticook Première partie : L’ère pionnière (1792-1850)

par Karl Bourassa, historien

La région de Coaticook, tout comme la majeure partie des Cantons-de-l’Est, a été colonisée par des Américains et des Britanniques. Cette particularité de notre région explique pourquoi nous y retrouvons autant d’églises protestantes de plusieurs confessions différentes.

L’arrivée des différentes confessions suit l’arrivée des populations. En effet, les colons américains migrent vers le nord après 1792 avec leurs diverses confessions et sont presque uniquement de nature évangélique comme les méthodistes, les baptistes, les universalistes et les congrégationalistes. L’arrivée de Britanniques dans les Cantons-de-l ’Est après 1820 change graduellement les données et on voit lentement apparaitre les confessions plus officielles comme les anglicans et les presbytériens.

Cependant, les églises officielles ne s’établiront qu’après 1850 dans les cantons situés près de la frontière américaine, où habite la majorité des Américains essentiellement évangéliques.

Plusieurs raisons expliquent la progression rapide des confessions évangéliques dans notre région. Premièrement, celles-ci s’adaptent particulièrement bien au terrain pionnier. Les prêcheurs sont souvent issus du peuple et connaissent bien le mode de vie itinérant que requiert la prédication en milieu de défrichement. Ils peuvent donc facilement entrer en contact avec les colons et organiser des célébrations sans pour autant avoir d’église.

De plus, la mentalité des évangélistes colle bien à celle de liberté et d’indépendance des Américains immigrants. Tout le contraire donc des confessions officielles, qui requièrent une église fixe, un pasteur résident, provenant de milieux souvent plus favorisés, et qui prêchent une doctrine stricte et prônant la fidélité à l’ordre établi.

D’un autre côté, les confessions évangéliques ont de la difficulté à garder leurs fidèles. Les prédicateurs itinérants peuvent être plusieurs années avant de revenir dans un endroit, laissant toute la place au prochain prédicateur d’une autre confession. Certains changent de religion au passage du nouveau prêcheur si ce dernier est meilleur que le précédent.

Au final, l’établissement d’une confession en secteur pionnier est une tâche très difficile pour toutes les églises et plus particulièrement pour les églises officielles dans notre région. Dans le prochain numéro, nous verrons comment se débrouillent les différentes confessions durant la seconde moitié du XIXe siècle.

La mise en valeur de notre patrimoine, un facteur de développement économique de nos communautés

Les autorités tant de la MRC de Coaticook que des municipalités ont, au cours des dernières années, reconnu la forte présence de témoins historiques et patrimoniaux religieux, industriels et agricoles sur notre territoire. Notre patrimoine paysager et bâti est aujourd’hui identifié. Il faut maintenant mieux le faire connaître et le mettre en valeur pour qu’il devienne un facteur de développement économique au profit de toute la communauté.

La mise en valeur de notre richesse patrimoniale régionale est un des prochains défis. Non pas que rien n’a été fait à ce jour, au contraire. La conversion de l’église Sisco Memorial en Pavillon des Arts et celle de l’ancienne gare de Coaticook en espace d’affaires méritent d’être soulignées. La désignation de la zone patrimoniale autour de Way’s Mills, un des hameaux de Barnston-Ouest, la découverte du Mont Hereford sous la gestion des municipalités d’East Hereford et de St- Herménégilde et la création du sentier Poétique et de l’église- musée de St-Venant-de- Paquette qui mettent à l’honneur la sculpture et les mots, sont autant de façons de faire connaître et de mettre en valeur notre patrimoine bâti et naturel. Ce sont là des initiatives très intéressantes.

Le moment est peut-être venu d’approcher la mise en valeur avec une vision stratégique pour lui conférer une dimension économique régionale. Les initiatives des uns et des autres sont essentielles, mais ne devient-il pas nécessaire de les coordonner dans une perspective de développement économique régional ? Faire de la Vallée de la Coaticook, une région connue et reconnue pour son patrimoine paysager et bâti tout comme elle l’est devenue pour ses saveurs régionales. Le succès des Comptonales est à cet égard un modèle inspirant.

Trois stratégies devront être définies et mises en œuvre. Elles ont trait à l’animation du patrimoine, à son développement sous forme de réseaux ainsi qu’à la recherche de financement pour restaurer et entretenir les actifs patrimoniaux.

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Fonds d’urgence et interventions dans des cimetières

par Gérard Lefebvre

Réfection d’un calvaire

Une demande présentée le printemps dernier et acceptée par le Fonds d’urgence de la MRC a permis la restauration du calvaire du cimetière catholique Assomption à Waterville. Le Christ en croix et les 3 statues du calvaire étaient en piteux état : le gel, la pluie, le soleil et le vent ont attaqué, depuis des années et sans ménagement, les éléments patrimoniaux de ce cimetière catholique et mettaient en danger leur survie.

L’aide apportée par le Fonds d’urgence a permis de faire appel à l’entreprise Fontaines Monte Bel-Eau de Cookshire pour réparer et repeindre les statues et le Christ. La base de ciment a aussi été réparée et repeinte. Les concessionnaires de lots et les gens de Waterville sont bien fiers de ces travaux.

Ce cimetière date des débuts du siècle dernier. La première personne inhumée, M. Trefflé Peterson, un jeune homme de 16 ans décédé en 1908, a été suivi depuis par près de 800 personnes qui reposent en paix, soit dans une fosse commune ou dans un des 200 lots; bientôt on y ouvrira une section dédiée uniquement aux urnes cinéraires.

Note : le cimetière Assomption avait aussi bénéficié d’une subvention du Fonds l’an dernier pour réparer la partie avant de sa clôture.

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Chant et musique pour la Fête des mères

par Edith Thibodeau

À l’occasion de la fête des mères, un spectacle Chant et Musique avec l’Harmonie de Coaticook sera présenté à l’église de Saint-Herménégilde, le samedi 4 mai 2013 à 20 heures.

Les billets sont en vente au coût de 15 $ pour le spectacle, ou encore 30 $ pour le tirage, incluant une entrée au spectacle. Un tirage spécial aura également lieu pour les mamans présentes à la soirée.

Les profits iront directement à la restauration de l’église, l’objectif de la collecte étant de 10 000 $.

L’église de Saint- Herménégilde est un lieu de culte de tradition catholique érigé de 1897 à 1899. L’église est au coeur d’un ensemble religieux comprenant notamment un cimetière, un ancien presbytère, un monument du Sacré-Coeur ainsi qu’un calvaire. Située en retrait de la route, sur un vaste terrain, l’église domine la municipalité de Saint- Herménégilde. L’église est citée monument historique en 2005. http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca

Des travaux de restaurations sont en cours depuis quelques années. Votre participation est très importante pour la survie de notre église qui fait partie de notre histoire passée, présente et future.

Vous pouvez vous procurer les billets auprès du comité de gestion :

Aline Viau : 819 849-4302
Linda Crête : 819 849-3389
Fernand Bélanger : 819 849-3212

Une fête champêtre au cœur d’un jardin secret

L’église anglicane de l’Épiphanie, construite il y a près de 125 ans, est un joyau de l’architecture néo- gothique en bois. Sa présence marque le village de Way’s Mills, un des deux hameaux de la municipalité de Barnston-Ouest.

L’église est aujourd’hui orpheline. Le bâtiment est dans un état déplorable et nécessite des travaux importants. Le Ministère de la Culture et des Communications a approuvé un financement de 150 000 $ à travers le Fonds du Patrimoine religieux du Québec à la condition expresse que la communauté contribue pour 30% des coûts des travaux. C’est donc 65 000$ que le milieu doit trouver.

La fête champêtre du 2 juin prochain sera un des événements pour recueillir des dons. Vous êtes cordialement invités à vous joindre à nous pour vivre un moment magique et pour découvrir un jardin secret aménagé autour d’un rare témoin de l’histoire des Cantons-de-l’Est, une grange ronde. Des musiciens, des œuvres d’art et des bouchées gourmandes accompagneront votre douce flânerie.

Pour réserver votre place, faites parvenir un chèque au montant de 100$ par personne à l’ordre de « Church of the Epiphany » à l’adresse suivante :

Vestry of the Church of the Epiphany
745, chemin Hunter
Ayer’s Cliff (Québec)
J0B 1C0, Canada

Sur réception de votre contribution, nous nous empresserons de vous faire parvenir un reçu pour fins de charité, un billet d’entrée et les directions routières pour trouver notre jardin « secret ».

Pour plus d’informations veuillez contacter Somen Goodman : someng@xittel.ca ou 819 838-5239