Église St. James The Less, un des emblèmes de Compton

© Conseil du patrimoine religieux du Québec
© Conseil du patrimoine religieux du Québec

L’Église St James est à l’histoire de Compton, ce qu’est la cathédrale Notre-Dame à l’histoire de Paris. Tous deux sont des éléments patrimoniaux indissociables à la culture locale et nécessaires à la commémoration des traditions régionales.

Dans cette municipalité, aujourd’hui majoritairement francophone, on oublie trop facilement que c’est par une communauté anglicane que Compton fut fondée. En effet, ce sont d’abord les anglophones qui colonisent la région. Puis, qui lui donneront l’essor économique attirant les familles francophones qui y résident maintenant.

Cette marque du temps est un « souvenir du progrès de [la région]. L’avenir est un grand vide et le présent, une réalité fugace qui glisse immédiatement dans le passé. Notre patrimoine est tout ce que nous savons de nous-mêmes ; ce que nous en préservons en est la seule marque. [… Sa] conservation est un engagement non pas envers le passé, mais envers l’avenir. » L’Église St. James est une des dernières traces des premières années de Compton, un des derniers emblèmes qui permettra aux nouvelles et aux futures générations de connaitre les pionniers qui les ont précédées. Les hommes et les femmes qui ont, chacun à leur façon, formé le monde dans lequel ils vivent aujourd’hui et vivront demain.

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La tournée des cimetières de Coaticook

La Ville de Coaticook est fière de dévoiler une toute nouvelle attraction touristique mettant en valeur son patrimoine religieux : Paroles d’Outre-temps. Cette tournée des cimetières coaticookois comporte un circuit traditionnel, avec des panneaux d’interprétation et un dépliant, et offre également une expérience rehaussée sur technologie numérique grâce à un audioguide, accompagné de photos et de documents d’archives. Cette visite multimédia mène à la découverte de dix cimetières où des personnages racontent l’histoire de chaque cimetière ainsi que celle de quelques personnes qui y sont inhumées. L’audioguide Paroles d’Outre-temps est disponible sans frais via l’application BaladoDécouverte, elle aussi gratuite sur Google Play (Android) et l’App Store (Apple).

Il est possible de télécharger préalablement le contenu, chez soi, et d’y accéder ensuite, sur le terrain, sans connexion Internet. Une version anglaise, Voices from Another Time, est également disponible. Parmi les dix cimetières, plusieurs étaient naguère à l’abandon ou presque. Après des efforts et des investissements afin de restaurer plusieurs des stèles funéraires et de rendre les lieux accessibles, ces cimetières sont maintenant revitalisés et dignes d’accueillir les visiteurs. Ce projet fut financé conjointement par la Ville de Coaticook et le ministère de la Culture et des Communications, avec le soutien de Pacte rural 2007-2014 ainsi que du Fonds Neil & Louise Tillotson de la New Hampshire Charitable Foundation.

Le patrimoine religieux, au cœur du développement de la MRC de Coaticook

Identité, fierté, valeurs, retombées, attraits sont les mots clés qui nous incitent aujourd’hui à considérer d’un œil favorable la conservation et la protection des sites et des bâtiments qui témoignent du passé. Une région sans passé peut exister, mais elle peut disparaître sans que son souvenir demeure. La région de Coaticook peut s’enorgueillir de son développement physique, économique et humain. Mais elle doit la richesse de son présent à ceux qui ont cru en son avenir dès le début du XIXe siècle. Le patrimoine religieux fait partie des témoins de cette époque et peut symboliser l’énergie pour construire demain. La protection du patrimoine religieux est un outil pour redonner aux gens de Coaticook le sens de l’identité et de la continuité, assises essentielles aux efforts de développement.

La relation entre patrimoine culturel et développement économique est complexe. Le fait de préserver l’image du passé ne constitue pas le seul remède face aux problèmes socio- économiques que la région vit. La reconnaissance du passé peut cependant, devenir le pivot d’une stratégie d’aménagement et de développement régional. La région de Coaticook peut-elle redéfinir son modèle d’aménagement et de développement en le fondant sur la conservation de son identité culturelle ? Les célébrations des fêtes du 150e anniversaire de la fondation de la ville, la transformation de l’ancienne Belding Corticelli, la mise en valeur de l’église Cisco Memorial en Pavillon des arts et l’implantation des vingt personnages de la Voie des Pionniers sont des exemples probants de cette reconnaissance de l’apport de l’histoire.

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Qu’est-ce que le patrimoine ?

Assez étonnamment, si vous posez cette question à plusieurs personnes qui vous entourent, aux plus jeunes et aux plus vieux, vous pourrez obtenir des réponses assez diverses.

En fait la question nous interpelle de plusieurs façons. Pour y répondre, on peut puiser dans nos souvenirs, faire état de nos émotions ou encore, s’appuyer sur des études techniques. Mais la plupart du temps, ce qui sera commun à toutes les réponses, c’est la force de ce qui nous anime et qui motive notre engagement pour assurer la protection du patrimoine.

Le patrimoine religieux pourra prendre une forme matériel ou immatériel et l’objet « patrimonial » aura été associé à l’expression de la foi, et ce, peu importe la religion. En fait, on le retrouve un peu partout sur le territoire de la MRC de Coaticook à travers le patrimoine bâti comme les 34 églises qui marquent nos villages et nos villes, les aménagements particuliers et à titre d’exemples, on donnera les 85 cimetières et les 32 croix de chemins. Au hasard de nos routes, on visitera des centres de pèlerinage et des lieux d’expression populaire tel que les reproductions de grottes de Lourdes, les nombreux calvaires, les chemins de croix extérieurs ou encore, des espaces pour commémorer des événements cités dans la Bible ou qui proviennent de la tradition religieuse. Le patrimoine religieux, c’est aussi des objets sacrés, des peintures, des sculptures, des vêtements sacerdotaux, ou tout autre symbole utilisés lors des rites religieux.

Le patrimoine, c’est aussi des images et des émotions qui dessinent notre imaginaire collectif. Les différentes formes de patrimoine religieux témoignent de la force de caractère, des valeurs, des aspirations et de la foi de ceux qui nous ont précédés. Le patrimoine religieux est un legs, un héritage qui nous rappelle que nos cantons de Stanstead, Barnston, Hereford, Compton et Clifton ont été officiellement érigés à la colonisation au début du XIXe siècle et que des hommes, des femmes, des familles, ont dû défricher ces coteaux vallonnés appalachiens dans des situations difficiles.

Ces gens qui ont fondé nos villages ont laissé des traces qui sont aujourd’hui des guides et des phares. Les éléments du patrimoine religieux sont des témoins qui marquent le calendrier de la colonisation. Ce sont des points de repère qui permettent aux populations d’aujourd’hui de s’identifier à un territoire, tout autant par la reconnaissance du paysage que par des relations émotives et amoureuses parce qu’un ancêtre, un arrière grand-parent, un grand-parent, a cultivé une terre, s’est marié, y a élevé des enfants, est allé régulièrement à l’église du village et peut-être, est enterré dans le cimetière qui est juste à côté.

Le patrimoine religieux, c’est ce lien étroit que nous maintenons avec le passé pour fonder notre identité comme groupe et comme communauté partageant des aspirations et des valeurs. Les différentes formes de patrimoine religieux sont aussi des balises pour cheminer sur le chemin non cartographié de demain.

La Conquête de l’Est

Par Jean-Pierre Kesteman

Comptant 19 000 habitants répartis dans 12 villes et villages, la municipalité régionale de comté de Coaticook tire son nom de son chef-lieu, fondé en 1864. La cohabitation des cultures anglo-protestante et canadienne-française caractérise la ville, comme la région. Normal : la MRC de Coaticook longe la frontière américaine, face aux États du Vermont et du New Hampshire.

Adossé à la partie supérieure des Appalaches, au pied des monts Barnston, Pinacle et Hereford, ce territoire descend par paliers, du sud au nord, dans l’Axe des vallées de la rivière Coaticook et de ses affluents, les rivières Moe et au Saumon. Couronnés de forêts, ses contours vallonnés offrent des terres d’une fertilité remarquable.

Depuis la colonisation, les ruptures de niveau ont favorisé l’utilisation de l’énergie hydraulique à des fins artisanales, industrielles, puis hydroélectriques. Le cours capricieux de la Coaticook a entraîné l’implantation des fermes et des villages sur les collines avoisinantes, ainsi que l’installation de barrages régulateurs à la frontière du Vermont.

Au début de la colonisation de la région, à la fin du XVIIIe siècle, le territoire de l’actuelle MRC couvrait les cantons de Barford, Barnston, Clifton, Compton, Hereford et une partie d’Auckland et de Stanstead. Ici, comme ailleurs dans les Cantons-de-l’Est, le peuplement s’est effectué par vagues successives, d’abord américaines et britanniques, puis canadiennes-françaises.

Attirées par les terres fertiles à bon marché, des familles de la Nouvelle-Angleterre s’installent les premières sur le territoire. La région a donc compté peu de loyalistes. Venus du Connecticut, du Massachusetts ou du New Hampshire, ces pionniers défrichent les terres fertiles de l’est de Stanstead et de l’ouest de Barnston et de Compton. Ils pénètrent par le sud-ouest, au départ de Stanstead, où aboutissent les routes américaines, ainsi que par le nord-ouest, en remontant depuis Lennoxville la Vallée de la rivière Coaticook. En 1830, on dénombre déjà 5000 habitants sur le territoire de la future MRC.

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Agir pour conserver

Par Michèle Lavoie

Des descendantes de Walter G. Belknap posent à travers la silhouette de leur ancêtre à l’inauguration du parcours historique La Voie des pionniers.
Des descendantes de Walter
G. Belknap posent à travers
la silhouette de leur ancêtre à l’inauguration du parcours historique La Voie des pionniers.

Au cours des dernières années, dans la MRC de Coaticook, on a fait de la préservation du patrimoine une priorité. Des municipalités ont cité des bâtiments et des sites, ou ont transformé des lieux patrimoniaux pour y tenir des activités culturelles : Pavillon des arts, bibliothèque et musée à Coaticook ; musée-église à Saint-Venant-de-Paquette ; bureau municipal à Stanstead-Est ; projet d’atelier d’artiste à Barnston-Ouest…

En 2011, la MRC de Coaticook a réalisé un inventaire exhaustif des cimetières (85) et des croix de chemin (32) de son territoire. Trois ans plus tôt, elle avait publié un guide des bonnes pratiques en matière agricole. Les deux documents sont accessibles en ligne (voir encadré). Consciente du caractère exceptionnel de ses paysages, cette MRC est aussi la première des Cantons-de-l’Est à avoir procédé à leur caractérisation.

À l’école secondaire La Frontalière de Coaticook, les jeunes de 2e secondaire participent depuis 2012 à l’Expérience photographique du patrimoine, un concours photo sur le thème du patrimoine culturel et paysager tenu à la grandeur du Québec.

Quelques propriétaires à la fibre sensible entretiennent également avec soin leur propre patrimoine : maisons, granges, moulins, gares, écoles de rang, objets anciens… Même les complexes industriels reçoivent de bons soins : après avoir été restaurée et convertie en hôtel, la Belding Corticelli, à Coaticook, ouvrira ses portes à la clientèle en 2015.

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Chant et musique pour la Fête des mères

par Edith Thibodeau

À l’occasion de la fête des mères, un spectacle Chant et Musique avec l’Harmonie de Coaticook sera présenté à l’église de Saint-Herménégilde, le samedi 4 mai 2013 à 20 heures.

Les billets sont en vente au coût de 15 $ pour le spectacle, ou encore 30 $ pour le tirage, incluant une entrée au spectacle. Un tirage spécial aura également lieu pour les mamans présentes à la soirée.

Les profits iront directement à la restauration de l’église, l’objectif de la collecte étant de 10 000 $.

L’église de Saint- Herménégilde est un lieu de culte de tradition catholique érigé de 1897 à 1899. L’église est au coeur d’un ensemble religieux comprenant notamment un cimetière, un ancien presbytère, un monument du Sacré-Coeur ainsi qu’un calvaire. Située en retrait de la route, sur un vaste terrain, l’église domine la municipalité de Saint- Herménégilde. L’église est citée monument historique en 2005. http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca

Des travaux de restaurations sont en cours depuis quelques années. Votre participation est très importante pour la survie de notre église qui fait partie de notre histoire passée, présente et future.

Vous pouvez vous procurer les billets auprès du comité de gestion :

Aline Viau : 819 849-4302
Linda Crête : 819 849-3389
Fernand Bélanger : 819 849-3212

Une fête champêtre au cœur d’un jardin secret

L’église anglicane de l’Épiphanie, construite il y a près de 125 ans, est un joyau de l’architecture néo- gothique en bois. Sa présence marque le village de Way’s Mills, un des deux hameaux de la municipalité de Barnston-Ouest.

L’église est aujourd’hui orpheline. Le bâtiment est dans un état déplorable et nécessite des travaux importants. Le Ministère de la Culture et des Communications a approuvé un financement de 150 000 $ à travers le Fonds du Patrimoine religieux du Québec à la condition expresse que la communauté contribue pour 30% des coûts des travaux. C’est donc 65 000$ que le milieu doit trouver.

La fête champêtre du 2 juin prochain sera un des événements pour recueillir des dons. Vous êtes cordialement invités à vous joindre à nous pour vivre un moment magique et pour découvrir un jardin secret aménagé autour d’un rare témoin de l’histoire des Cantons-de-l’Est, une grange ronde. Des musiciens, des œuvres d’art et des bouchées gourmandes accompagneront votre douce flânerie.

Pour réserver votre place, faites parvenir un chèque au montant de 100$ par personne à l’ordre de « Church of the Epiphany » à l’adresse suivante :

Vestry of the Church of the Epiphany
745, chemin Hunter
Ayer’s Cliff (Québec)
J0B 1C0, Canada

Sur réception de votre contribution, nous nous empresserons de vous faire parvenir un reçu pour fins de charité, un billet d’entrée et les directions routières pour trouver notre jardin « secret ».

Pour plus d’informations veuillez contacter Somen Goodman : someng@xittel.ca ou 819 838-5239

L’avenir de l’église St-James

Par Jean-Marc Lachance

Jean-Marc Lachance est membre du comité de sauvegarde de l'église St. James de Compton et membre du comité sur le patrimoine religieux de la TCCC. Photo: Vincent Cliche
Jean-Marc Lachance est membre du comité de sauvegarde de l’église St. James de Compton et membre du comité sur le patrimoine religieux de la TCCC. Photo: Vincent Cliche

L’église anglicane St-James-the-Less de Compton fut érigée en 1886 -1887. L’emplacement de l’église St. James, son cimetière ainsi que le King’s Hall rappellent l’îlot anglophone que l’on retrouvait dans les débuts de la municipalité.

Les paroissiens de l’église St. James souhaitent établir un nouveau partenariat avec le milieu comptonois, n’étant plus en mesure d’assumer seuls la sauvegarde de leur patrimoine. Depuis l’été dernier, diverses personnes se sont mobilisées pour prendre connaissance de la situation, apprécier l’état des lieux et établir un plan de travail.

Grâce à une subvention du Fond d’urgence pour le patrimoine religieux de la MRC de Coaticook, les paroissiens de l’églises St. James pourront entreprendre prochainement une réparation devenue incontournable au toit de l’édifice et la démolition de la cheminée de pierre située du côté nord, Ces travaux n’ont qu’un seul objectif, éviter une détérioration plus grande de l’édifice patrimonial.

La prochaine étape consiste maintenant à définir une nouvelle vocation pour le bâtiment qu’est l’église St. James. Il nous semble que cette dernière devrait d’abord être conciliable avec sa vocation antérieure, qu’elle puisse répondre à divers besoins, mais surtout que ce nouvel équipement soit un « plus » pour Compton.

Le comité sur l’Avenir de l’église St. James tiendra une rencontre publique d’informations afin de partager le fruit de ses réflexions, mais surtout connaitre l’opinion de la population et des personnes intéressés par la sauvegarde de ce patrimoine.

La rencontre aura lieu le 5 juin prochain à 19h au Centre communautaire de Compton.

Un cimetière protégé

par Edith Thibodeau

Le Barnston Heritage Cemetery Association (BHCA) est un organisme à but non lucratif composé de bénévoles, oeuvrant depuis 1983 à l’entretien et la conservation des cimetières anglophones de l’ancien Canton de Barnston (aujourd’hui divisé entre les municipalités de Coaticook et de Barnston-Ouest).

De nombreux cimetières ont été conservés jusqu’à aujourd’hui en raison des interventions de l’organisme.

Grâce à une aide financière du Fonds d’urgence pour le patrimoine religieux de la MRC de Coaticook, et de la Ville de Coaticook, le BHCA a récemment fait clôturer le cimetière Bickford Corner, situé sur le chemin de Stanstead à Coaticook. Aujourd’hui situé au coeur d’un champ agricole, et entouré uniquement de poteaux de bois reliés par une corde, ce cimetière a été adéquatement protégé afin d’éviter les dommages causés par la machinerie.

La plus ancienne pierre tombale de ce cimetière, dont les inscriptions sont visibles, appartient au Dr. Thomas C. Chapman, décédé le 12 janvier 1814, à l’âge de 38 ans.