Église St. James The Less, un des emblèmes de Compton

© Conseil du patrimoine religieux du Québec
© Conseil du patrimoine religieux du Québec

L’Église St James est à l’histoire de Compton, ce qu’est la cathédrale Notre-Dame à l’histoire de Paris. Tous deux sont des éléments patrimoniaux indissociables à la culture locale et nécessaires à la commémoration des traditions régionales.

Dans cette municipalité, aujourd’hui majoritairement francophone, on oublie trop facilement que c’est par une communauté anglicane que Compton fut fondée. En effet, ce sont d’abord les anglophones qui colonisent la région. Puis, qui lui donneront l’essor économique attirant les familles francophones qui y résident maintenant.

Cette marque du temps est un « souvenir du progrès de [la région]. L’avenir est un grand vide et le présent, une réalité fugace qui glisse immédiatement dans le passé. Notre patrimoine est tout ce que nous savons de nous-mêmes ; ce que nous en préservons en est la seule marque. [… Sa] conservation est un engagement non pas envers le passé, mais envers l’avenir. » L’Église St. James est une des dernières traces des premières années de Compton, un des derniers emblèmes qui permettra aux nouvelles et aux futures générations de connaitre les pionniers qui les ont précédées. Les hommes et les femmes qui ont, chacun à leur façon, formé le monde dans lequel ils vivent aujourd’hui et vivront demain.

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Le Culte de la Diversité

par Monique Nadeau-Saumier

Les protestants américains et britanniques qui ont d’abord colonisé la région de Coaticook ont donné une teinte particulière à l’architecture religieuse de l’endroit. Le début du XIXe siècle a ainsi vu s’ériger de nombreuses églises rurales de confessions dites « évangéliques » : baptistes, méthodistes et congrégationalistes.

La simplicité architecturale de l'église baptiste de Barnston (1880) est caractéristique des meeting houses, qui servaient de lieu de culte et de rencontre pour la communauté.
La simplicité architecturale de l’église baptiste de Barnston (1880) est caractéristique des meeting houses, qui servaient de lieu de culte et de rencontre pour la communauté.

C’est à Barnston Corner, un hameau qui fait aujourd’hui partie de la ville de Coaticook que se trouve l’un des plus anciens et importants témoins du patrimoine religieux évangélique. Bâtie en 1837, l’Église baptiste de Barnston a obtenu la cote A, c’est-à-dire incontournable, dans l’Inventaire des lieux de culte du Québec. Architecture néoclassique, fenestration simple, intérieur dépouillé : il s’agit de la quintessence de la meeting house, un lieu de rassemblement modeste qui se distingue des premières maisons des colons américains par ses dimensions plus imposantes — et que les catholiques canadiens-français surnommaient « mitaine ». Depuis une dizaine d’années, le comité Héritage Barnston a pris en charge la restauration de cette église dont le décor intérieur en lambris de bois est resté intact. Même la grande baignoire où les fidèles étaient baptisés par immersion s’y trouve toujours.

Église universaliste d'Huntingville
Avec son fronton triangulaire et ses pilastres d’Angle, l’église universaliste d’Huntingville illustre le style néoclassique qui caractérise la plupart des églises de la Nouvelle-Angleterre, berceau de cette confession.

Également classée A, l’église d’Huntingville (dans l’actuelle Waterville) est la première église universaliste construite au Canada. La famille Hunting a participé activement à l’établissement de ce temple en offrant le terrain où cet édifice néoclassique sera érigé en 1845. Fermée au culte en 1951, l’église revit aujourd’hui grâce aux efforts d’un groupe de résidents de la région. Pour aider à couvrir les frais d’entretien, on y célèbre des mariages en plus d’y tenir des concerts et des activités saisonnières. Le site comprend aussi une école, un cimetière ainsi qu’un moulin et son barrage sur la rivière au Saumon. Ce noyau villageois, l’un des plus anciens des Cantons-de-l’Est, est préservé dans un état exceptionnel.

À Way’s Mills, l’église Church of the Epiphany illustre le symbolisme du vocabulaire architectural néogothique avec sa tour centrée en façade, dont l’élan vertical est accentué par des contreforts triangulaires. Dans une version vernaculaire, ce courant architectural caractérise de nombreuses églises anglicanes rurales dans les Cantons-de-l’Est. Construite grâce à une généreuse contribution de l’évêque anglican de Québec, l’église Church of the Epiphany a été inaugurée en décembre 1888. Le Conseil du patrimoine religieux du Québec a récemment accordé une importante subvention à un groupe de résidents de la communauté, d’origines et de confessions diverses, qui a pris en main sa restauration.

L’église anglicane de Way’s Mills fait face à l’église multiconfessionnelle Way’s Mills Union. Érigée en 1881, cette dernière regroupe diverses confessions évangéliques. Situés dans un site enchanteur, ces lieux de culte sont associés aux deux plus importantes confessions protestantes fondatrices des Cantons-de-l’Est.

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Chant et musique pour la Fête des mères

par Edith Thibodeau

À l’occasion de la fête des mères, un spectacle Chant et Musique avec l’Harmonie de Coaticook sera présenté à l’église de Saint-Herménégilde, le samedi 4 mai 2013 à 20 heures.

Les billets sont en vente au coût de 15 $ pour le spectacle, ou encore 30 $ pour le tirage, incluant une entrée au spectacle. Un tirage spécial aura également lieu pour les mamans présentes à la soirée.

Les profits iront directement à la restauration de l’église, l’objectif de la collecte étant de 10 000 $.

L’église de Saint- Herménégilde est un lieu de culte de tradition catholique érigé de 1897 à 1899. L’église est au coeur d’un ensemble religieux comprenant notamment un cimetière, un ancien presbytère, un monument du Sacré-Coeur ainsi qu’un calvaire. Située en retrait de la route, sur un vaste terrain, l’église domine la municipalité de Saint- Herménégilde. L’église est citée monument historique en 2005. http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca

Des travaux de restaurations sont en cours depuis quelques années. Votre participation est très importante pour la survie de notre église qui fait partie de notre histoire passée, présente et future.

Vous pouvez vous procurer les billets auprès du comité de gestion :

Aline Viau : 819 849-4302
Linda Crête : 819 849-3389
Fernand Bélanger : 819 849-3212

Une fête champêtre au cœur d’un jardin secret

L’église anglicane de l’Épiphanie, construite il y a près de 125 ans, est un joyau de l’architecture néo- gothique en bois. Sa présence marque le village de Way’s Mills, un des deux hameaux de la municipalité de Barnston-Ouest.

L’église est aujourd’hui orpheline. Le bâtiment est dans un état déplorable et nécessite des travaux importants. Le Ministère de la Culture et des Communications a approuvé un financement de 150 000 $ à travers le Fonds du Patrimoine religieux du Québec à la condition expresse que la communauté contribue pour 30% des coûts des travaux. C’est donc 65 000$ que le milieu doit trouver.

La fête champêtre du 2 juin prochain sera un des événements pour recueillir des dons. Vous êtes cordialement invités à vous joindre à nous pour vivre un moment magique et pour découvrir un jardin secret aménagé autour d’un rare témoin de l’histoire des Cantons-de-l’Est, une grange ronde. Des musiciens, des œuvres d’art et des bouchées gourmandes accompagneront votre douce flânerie.

Pour réserver votre place, faites parvenir un chèque au montant de 100$ par personne à l’ordre de « Church of the Epiphany » à l’adresse suivante :

Vestry of the Church of the Epiphany
745, chemin Hunter
Ayer’s Cliff (Québec)
J0B 1C0, Canada

Sur réception de votre contribution, nous nous empresserons de vous faire parvenir un reçu pour fins de charité, un billet d’entrée et les directions routières pour trouver notre jardin « secret ».

Pour plus d’informations veuillez contacter Somen Goodman : someng@xittel.ca ou 819 838-5239

L’avenir de l’église St-James

Par Jean-Marc Lachance

Jean-Marc Lachance est membre du comité de sauvegarde de l'église St. James de Compton et membre du comité sur le patrimoine religieux de la TCCC. Photo: Vincent Cliche
Jean-Marc Lachance est membre du comité de sauvegarde de l’église St. James de Compton et membre du comité sur le patrimoine religieux de la TCCC. Photo: Vincent Cliche

L’église anglicane St-James-the-Less de Compton fut érigée en 1886 -1887. L’emplacement de l’église St. James, son cimetière ainsi que le King’s Hall rappellent l’îlot anglophone que l’on retrouvait dans les débuts de la municipalité.

Les paroissiens de l’église St. James souhaitent établir un nouveau partenariat avec le milieu comptonois, n’étant plus en mesure d’assumer seuls la sauvegarde de leur patrimoine. Depuis l’été dernier, diverses personnes se sont mobilisées pour prendre connaissance de la situation, apprécier l’état des lieux et établir un plan de travail.

Grâce à une subvention du Fond d’urgence pour le patrimoine religieux de la MRC de Coaticook, les paroissiens de l’églises St. James pourront entreprendre prochainement une réparation devenue incontournable au toit de l’édifice et la démolition de la cheminée de pierre située du côté nord, Ces travaux n’ont qu’un seul objectif, éviter une détérioration plus grande de l’édifice patrimonial.

La prochaine étape consiste maintenant à définir une nouvelle vocation pour le bâtiment qu’est l’église St. James. Il nous semble que cette dernière devrait d’abord être conciliable avec sa vocation antérieure, qu’elle puisse répondre à divers besoins, mais surtout que ce nouvel équipement soit un « plus » pour Compton.

Le comité sur l’Avenir de l’église St. James tiendra une rencontre publique d’informations afin de partager le fruit de ses réflexions, mais surtout connaitre l’opinion de la population et des personnes intéressés par la sauvegarde de ce patrimoine.

La rencontre aura lieu le 5 juin prochain à 19h au Centre communautaire de Compton.

Coup d’œil sur la région

La MRC de Coaticook est riche de bâtiments et de lieux de mémoire religieux.

La MRC compte 34 églises réparties dans ses 12 municipalités. Nous retrouvons de nombreuses confessions religieuses différentes parmi ces églises : 16 catholiques, 7 anglicanes et 4 baptistes, alors que d’autres sont unies, adventistes, méthodistes, multiconfessionnelles ou universalistes. Près d’une dizaine des ces églises ne sont plus en fonction aujourd’hui, et ont été converties en résidence, centre culturel, musée ou autres.

Un inventaire, réalisé par la MRC en 2011, répertorie quant à lui, 85 cimetières. De ce nombre, 16 sont d’appartenance catholique, reliés à une église, une quarantaine d’entre eux sont d’appartenance anglicane, protestante ou multiconfessionnelle, et plus d’une vingtaine sont des cimetières familiaux.
typologies ont également été répertoriées sur le territoire.

Pour plus d’informations : www.lieuxdeculte.qc.cawww.mrcdecoaticook.qc.ca/fr/culture-loisir/

2e rencontre régionale sur le patrimoine religieux

Le Comité sur le patrimoine religieux de la Table de concertation culturelle de la MRC de Coaticook a organisé le 23 mai dernier, une 2e rencontre régionale sur le patrimoine religieux dans la MRC.

Une trentaine de personnes, responsables d’églises ou de cimetières, ou simplement intéressées au patrimoine, étaient présentes afin de partager leur expérience.

En plus d’y présenter son plan d’action mis de l’avant pour 2012-2013, le comité a profité de l’occasion pour présenter divers projets en cours de réalisation ainsi que des possibilités de financement.
M. Jocelyn Groulx, directeur du Conseil du Patrimoine religieux du Québec, s’est joint à la rencontre afin de présenter le travail de son organisme ainsi qu’un survol de la situation des églises au Québec.

Le comité prévoit renouveler l’expérience de ces rencontres en la bonifiant de conférences et/ou formations.

Un exemple de sauvegarde

L’histoire débute par une croix de chemin, installée à l’intersection du chemin Léon-Gérin et du chemin Scalabrini à Sainte-Edwidge-de-Clifton par M. Josaphat Scalabrini et son fils Gilles, à l’occasion de l’Année sainte de 1950. Les croix de chemin à cette époque sont le symbole de la foi chrétienne et servent parfois de lieux de rassemblement lors de fêtes religieuses par exemple. Sur les 32 croix de chemin présentes sur le territoire de la MRC de Coaticook, la croix ici décrite était l’une des belles croix de la région comportant les symboles du soleil, du calice et de l’hostie. Je dis « était », car malheureusement, le temps et les intempéries en ont sérieusement abîmé l’aspect, menaçant par le fait même la survie de cet important élément du patrimoine religieux. Cependant, un bon samaritain, citoyen de Coaticook, comprit l’urgence d’agir et décida d’intervenir. Suite à l’accord du propriétaire des lieux, M. Yvan Boutin se mit à l’œuvre, à l’aide de son frère, pour fabriquer une nouvelle croix identique au modèle d’origine.

Si vous passez par Sainte-Edwidge, vous pourrez désormais admirer ce remarquable exemple de sauvegarde de notre patrimoine.